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Photo d’un jeune hérisson commun.

Crédit : Michael Gäbler / CC BY-SA 3.0.

Comme un hérisson !Photo d’un jeune hérisson commun.

Quiz publié par Fabrice P., le 12/11/2020. Dernière mise à jour, le 23/11/2020.

Voici la présentation d’un visiteur du soir à la mine sympathique et qui est l’allié naturel des jardiniers de par son le goût pour les limaces et autres escargots. Pour le nommer, sachez que le terme générique « hérisson » est impropre, car servant parfois à désigner des animaux qui n’en sont pas vraiment. De vrais hérissons, il en existe plusieurs espèces, mais cet article se consacre au Hérisson commun, qui peuple les contrées européennes et dont le nom scientifique est Erinaceus europaeus.

Portrait du hérisson

Mammifère haut de 12 à 15 cm, son corps peut mesurer jusqu’à 30 cm. Sa tête se termine par un museau comptant 36 dents et étant muni d’une truffe (encore nommée rhinarium). Sa queue est courte comme ses oreilles, ce qui fait qu’ils sont souvent cachés par ses poils pouvant mesurer jusqu’à 3 cm. Un hérisson adulte compterait entre 5000 et 7500 piquants qui sont en fait des poils, souvent de couleur brune, parfois plus clairs dans les pays du Sud. Ils se renouvellent en moyenne tous les 18 mois. Le reste de sa fourrure est assez peu efficace pour le protéger du froid en hiver. Le poids d’un adulte se situe entre 800 g et plus de 1.6 kg avant l’hibernation (un peu moins en Grande-Bretagne). Dans la nature, son espérance de vie pouvait atteindre 8 années par le passé, mais ne dépasse plus les 3 ans de nos jours, du fait des activités humaines.

Où le trouve-t-on ?

Le hérisson commun est largement présent en Europe, de l’Espagne à la Scandinavie. Il a aussi été introduit en Nouvelle-Zélande, où il est considéré comme une espèce invasive. Ses cousins sont présents en Afrique comme en Asie, mais on ne trouve pas de hérissons à proprement parler en Amérique ou en Australie.

Chaque hérisson a son territoire, ce qui explique des affrontements lors de la saison des amours. Il habite généralement dans un tas de branchages et feuillages, sous une haie ou un buisson touffu. L’aire vitale moyenne d’un hérisson est d’environ trois hectares. Mais pour sa reproduction et sa survie, des espaces plus importants sont nécessaires, notamment pour lui permettre de rencontrer d’autres individus.

Aujourd’hui, il est beaucoup plus présent dans nos villes qu’en zone rurale et l’y voir est un bon signe pour la biodiversité urbaine, mais bien souvent un danger pour lui. Il est possible de le rencontrer dans certains parcs, au pied des immeubles ou encore dans nos jardins.

Nourriture

Le hérisson se nourrit essentiellement d’invertébrés, mais n’est pas uniquement insectivore, appréciant aussi bien limaces, escargots, insectes, vers, petits serpents, lézards ou encore œufs, fruits… suivant les opportunités. Animal nocturne, il cherche sa nourriture dès le crépuscule, pouvant passer la majorité de sa journée (~ 18 heures) à dormir. Il quitte très rarement son refuge en journée, car cela est très dangereux pour lui. Le hérisson est connu pour être très bruyant durant ses repas (mastication, grognement, projection de terre…). Doté d’une mauvaise vue, il bénéficie par contre d’un odorat poussé et d’une ouïe très fine, qui lui sont utiles pour chasser et trouver sa nourriture.

Hibernation

Quand la température chute et les jours raccourcissent, le hérisson diminue ses activités, jusqu’à dormir quasiment toute la journée. Il construit son nid à l’aide d’herbes, feuilles et brindilles dans un renfoncement de terrain, derrière des ronces ou encore à l’abri d’un arbre. Son nid doit être ni trop chaud, ni trop froid. Durant son hibernation sa température peut chuter de 20 °C, état d’hypothermie qui nécessite qu’il se réveille environ tous les dix jours pour éliminer l’acidose emmagasinée par son organisme. Durant ces périodes d’éveil, sa température remonte à la normale, mais cela consomme ses réserves de graisses.

Reproduction

La saison où il cherche à se reproduire s’étale de la fin de l’hibernation jusqu’au mois de septembre. Les femelles peuvent mettre bas deux fois par an, la gestation durant 5 à 6 semaines. Une centaine d’épines blanches apparaissent peu de temps après la naissance du bébé hérisson, qui naît donc sans épine. Ces premières épines ne sont pas piquantes et sont remplacées en 3 semaines par des épines brunes. Le petit hérisson tête sa mère dont il se sépare ensuite assez rapidement après son sevrage. Un mois après son départ, sa mère ne le reconnaît plus lorsqu’elle le croise ! Le taux de mortalité des hérissons est élevé. Au mieux un hérisson sur cinq atteindra l’âge d’un an.

Ses prédateurs le mettent en boule !

Ses principaux prédateurs sont le blaireau, certains rapaces, le renard, le sanglier, la fouine, ainsi que nos chiens et chats.

Au moindre danger, sa réaction est bien connue : il s’immobilise et hérisse ses piquants. Si le danger se confirme, il protège sa tête et ses pattes, mais ce n’est qu’au moment où il est touché qu’il va vraiment se mettre en boule pour lui assurer un maximum de protection, sa tête se trouvant alors contre le sol. Il peut rester en boule pendant plusieurs heures sans fatigue. Ses prédateurs peuvent espérer atteindre sa tête en le retournant, mais il leur faut alors être très rapides, car il la protège complètement en très peu de temps.

Au-delà de ses prédateurs, le hérisson peut subir les assauts d’autres ennemis naturels, tels les mouches qui peuvent pondre leurs œufs entre ses piquants, s’il a le malheur de quitter son abri en plein jour. Il peut aussi être atteint de galle, teigne, coccidiose ou encore de vers pulmonaires et intestinaux.

Le prochain article approfondira le rapport que nous avons avec les hérissons, que cela soit dans nos croyances et cultures ou encore notre impact sur son environnement naturel.

Article suivant : Des hérissons et des hommes

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