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Candide rencontrant un esclave ayant été mutilé (chapitre 19).

Crédit : Jean-Michel Moreau, Zeichner ; Baquoy Films, Stecher / Public domain

Candide ou l'Optimisme (présentation)Candide rencontrant un esclave ayant été mutilé (chapitre 19).

Quiz publié par Fabrice P., le 06/11/2020. Dernière mise à jour, le 10/11/2020.

« Candide ou l’Optimisme » est un des contes philosophiques de Voltaire les plus connus. Il a obtenu un grand succès dès sa parution à Genève en 1759, sous le pseudonyme de « docteur Ralph ».

Le meilleur des mondes possibles ?

Au cœur de cette œuvre se trouve la question du fatalisme et de l’existence du malheur. Voltaire y manifeste son opposition au concept de « meilleur des mondes possibles » défendu par le philosophe allemand Leibniz, selon lequel, Dieu a créé le monde le meilleur possible, de manière à ce que rien n’y arrive sans qu’il n’y ait à cela une cause nécessaire.

Dans Candide, cet « optimisme leibnizien » est incarné de manière volontairement caricaturale par le personnage de maître Pangloss, qui est le précepteur de Candide et dont on peut résumer la philosophie par l’expression « Tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles ». À l’inverse de Pangloss, Martin, un des autres compagnons de Candide, incarne une vision radicalement pessimiste du monde, qui serait gouverné par le « Mal ».

La solution ? Cultivons notre jardin !

Voltaire recherche une autre voie, échappant au fatalisme et faisant confiance en la capacité de l’homme à améliorer sa condition, tout en gardant une vision lucide sur le monde et ses tragédies. Dans sa conclusion, Candide nous propose un bonheur pragmatique fondé sur l’action concrète et le travail (« cultivons notre jardin »).

Le tremblement de terre de Lisbonne

Dans les années précédant l’écriture de Candide, Voltaire a été marqué par deux événements : le tremblement de terre de Lisbonne (1755) et le début de la guerre de Sept Ans (1756). Rousseau considère que « Candide » est la réponse que lui avait promise Voltaire suite à une lettre dans laquelle Rousseau tentait de justifier la catastrophe de Lisbonne par l’action de la « divine providence ».

Mieux vaut en rire qu’en pleurer ?

La forme du conte mêle tragédies, rebondissements et personnages caricaturaux et peut faire penser à ce que nous appelons aujourd’hui de l’humour noir.

L’article suivant vous proposera un résumé du conte et quelques liens pour le (re)lire, si l’envie vous en prend.

Article suivant : Candide ou l'Optimisme (résumé)

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